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une
lettre qu'on a distribuer en france
18……
Mais aussi le
comble de la Justice d’un pays qui prétend être celui des Droits de
l’Homme
Jamal Sati, tombé martyr le 6 août 1985
Hassan Ali Moussa, tombé martyr le 18
septembre 1985
Elias Harb,
Michel Saliba et Houssam Hijazi,
tombés martyrs le 17 octobre 1985
Farjallah Fouani, tombé martyr le 16
janvier 1987
Iyad Saleh Kassir et
Hassan Mouhammad Daher, tombés martyrs
le 28 août 1987
Yahya Al Khaled, tombé martyr le 18
décembre 1987
Neuf autres tombés martyrs à Khaldeh et
à Hadath en 1982
L’entité sioniste devait, lors du dernier échange, restituer neuf de ces
corps.
Finalement, aucune de ces dépouilles ne furent restituées.
Dix huit dépouilles de résistants appartenant au Parti Communiste
Libanais n’étaient donc pas au grand rendez-vous avec leur peuple et
leur pays…Dix huit corps jetés dans le cimetière des chiffres !!!
Tanourine (kadda’ Batroun), Al Mina (Tripoli), Bteghrine (kadaa’ Al Metn),
Baalbek et d’autres encore étaient pourtant là pour accueillir leurs
enfants respectifs…
L’entité sioniste n’a pas restitué leurs dépouilles ;
nous sommes
donc en droit de connaître la vérité, toute la vérité, sur leur sort.
Etaient-elles parmi celles perdues dans ce grand cimetière où la Croix
et le Croissant sont formellement interdits et où seuls des numéros sont
attribués aux corps ? Si non, quel a été leur sort ?
Dix huit corps disparus…
Dix huit grandes
étoiles, parmi tant d’autres
Veillant au Pays des
Cèdres
Guidant pour l’éternité
Les combattants de la
Liberté
Mais
aussi et ailleurs, de l’autre côté de la Méditerranée, au Pays des
Droits de l’Homme, au demeure de Louise Michèle, des deux Jean Jaurès et
Moulin et de Lucie Aubrac, il y a un second Samir : Georges Ibrahim
Abdallah, détenu dans les geôles depuis plus de vingt quatre ans, donc
vingt quatre ans de soumission de la Justice Française à la volonté des
sionistes et de leur protecteur américain !!!
Une République qui trahit ses principes fondateurs, notamment celui de
la séparation des deux pouvoirs exécutif et judiciaire, n’est plus une
république
En tout cas, elle a un
autre nom que je n’ose prononcer, par peur de perdre ma liberté, chérie
et chantée par Paul Eluard en 1942
Un
combattant…..Une Histoire
Né le 2 avril 1951
à Koubayath à Akkar, dans le nord du Liban, Georges Ibrahim Abdallah
commence son engagement politique dans les rangs du Parti National
Social Syrien (PNSS) pour rejoindre ensuite la résistance palestinienne,
en adhérant au Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP).
Il est
blessé lors de la résistance à l'invasion sioniste du Sud Liban en 1978.
Après des mois d'agressions en tout genre (bombardements aériens et
navals, raids héliportés, attaques menées par l'intermédiaire de
supplétifs mercenaires comme l'Armée du Liban Sud), l'armée sioniste
envahit le Liban le 6 juin 1982.
Le bilan
de cette opération, appelée "Paix en Galilée", est terrible : 25 000
morts, 45 000 blessés, Beyrouth dévasté par des semaines de siège et de
bombardements, des centaines de civils palestiniens et libanais
assassinés par les milices fascistes libanaises (les Phalanges) aux
ordres de l'entité sioniste à Sabra et Chatila, des centaines de
militants arabes capturés et "disparus" dans les camps d'Ansar et de
Khiam.
Cette invasion étant perpétrée avec la complicité générale des
puissances occidentales ; plusieurs organisations de combattants
libanais et arabes décident en réaction de mener la lutte en frappant
les intérêts impérialistes et sionistes dans le monde entier.
C'est le cas des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL),
entrées en action en Europe.
Deux des principales opérations qui leur sont attribuées sont
l'exécution du colonel Charles Ray, attaché
militaire à l'ambassade américaine en France (18 janvier 1982) et
l'exécution de Yakov Barsimantov, secrétaire en second à l'ambassade
sioniste en France et, surtout, responsable du
Mossad en France (3 avril 1982).
Les autorités françaises arrêtent Georges Ibrahim Abdallah
le 24 octobre 1984 et son incarcération
est motivée par la détention de vrais-faux papiers d'identité : un
passeport délivré légalement par les autorités algériennes.
Rapidement la France s'engage auprès du gouvernement algérien à libérer
Georges Ibrahim Abdallah.
Cependant les autorités états-uniennes exercent des pressions directes
sur le gouvernement français pour le pousser à ne pas relâcher Georges
Ibrahim Abdallah ; les États-Unis d'Amérique se constituent partie
civile dans le procès et le président américain Reagan en personne
aborde le sujet lors d'une rencontre avec le président français
Mitterrand. Les pressions sionistes ne manquent pas non plus.
Finalement, le gouvernement français ne respecte pas l'engagement pris
auprès des autorités algériennes.
Georges
Ibrahim Abdallah est condamné à quatre années de détention le 10 juillet
1986, pour détention d'armes et d'explosifs. Il refuse le procès mais
n'interjette pas appel.
Entre temps, en 1985-1986, une série d'attentats est commise à Paris,
faisant de nombreuses victimes (13 morts et plus de 300 blessés). Ils
sont revendiqués par le Comité de Solidarité avec les Prisonniers
Politiques Arabes (CSPPA).
Celui-ci exige la libération de Georges Ibrahim Abdallah, d'Anis
Naccache (Libanais lié aux services secrets iraniens et accusé d'une
tentative d'assassinat sur l'ancien premier ministre du Shah d'Iran
Chapour Bakhtiar, libéré et expulsé de France
vers l'Iran en 1993) et de Varoudjian Garbidjian (militant de
l'Armée Secrète Arménienne pour la Libération de l'Arménie-ASALA, accusé
d'être l'auteur de l'attentat à l'aéroport d'Orly en 1983,
libéré et expulsé de France vers l'Arménie en
2001).
……
……
C'est dans ce contexte, alors que Georges Ibrahim Abdallah est incarcéré
depuis plus d'un an, que la DST annonce la « découverte » d'une arme
dans un appartement loué en son nom, prétendant que celle-ci avait été
utilisée dans l'attentat contre le colonel Charles Ray et l'agent Yakov
Barsimantov.
Le 1er
mars 1987, les autorités françaises jugent une seconde fois Georges
Ibrahim Abdallah sur la base de cette saisie miraculeuse.
Un verdict de condamnation à perpétuité est prononcé bien que le
procureur général n'ait requis qu'une peine de dix ans d'emprisonnement.
En
prison, Georges Ibrahim Abdallah continue à défendre la cause des
peuples opprimés. C'est ainsi qu'il adhère à la Plate-forme du 19 juin
1999 qui réunit dans une communauté de lutte une centaine de prisonniers
révolutionnaires, communistes, anarchistes, antifascistes et anti-impérialistes,
et qu'il participe aux grèves de la faim de solidarité avec les
prisonniers révolutionnaires en Turquie.
En août 2002, en solidarité avec les prisonnières palestiniennes
détenues à Neve Tirza, en grève de la faim pour dénoncer les
humiliations quotidiennes dont elles font l'objet dans les geôles
sionistes, Georges Ibrahim Abdallah et plusieurs dizaines de prisonniers
détenus à Moulins refusent le repas de l'administration pénitentiaire.
Georges Ibrahim Abdallah, aujourd'hui âgé de 57 ans, a entamé
sa
vingt-quatrième année de prison. Sa libération ne
requiert pas de recours en grâce particulier, elle est rendue possible,
après quinze années d'incarcération, par un simple arrêté administratif
du Ministère de la Justice, et ce conformément au code pénal français.
En novembre 2003, la juridiction régionale de libération conditionnelle
de Pau autorisait sa libération. Cependant, sur ordre du ministre de la
Justice de l'époque, Dominique Perben, le procureur général de Pau
faisait appel de cette décision.
La
juridiction nationale de libération conditionnelle rendait son verdict
le 15 janvier 2004, décidant le maintien en prison de Georges Ibrahim
Abdallah.
Georges Ibrahim Abdallah présente une nouvelle demande de libération
conditionnelle, en février 2005.
Le
Tribunal de Grande Instance de Tarbes, présidé par le même juge qui
avait statué positivement à la première demande de libération en 2003,
rejette cette nouvelle demande en septembre 2005.
L'appel de cette décision, introduit par Georges en septembre 2005, est
rejeté en février 2006.
Fossoyeurs des Droits de l’Homme et de la Liberté
De toutes les couleurs
et de tous le pays
Quoique que vous
fassiez
La Résistance des
peuples vous vaincra
1er août
2008
Raymond RICHA |